
Le job de patron de Diamart est un formidable observatoire : les questions que nous posent nos clients en disent long sur les enjeux du retail et des marques. Trois types de missions dominent en cette drôle de rentrée :
- L’accélération digitale : la direction ne change pas forcément, mais il s’agit d’aller beaucoup plus vite. Le très bon accueil réservé à notre nouvelle activité Diamart Now, dédiée à l’accélération des projets digitaux, le confirme… à notre vive satisfaction.
- Des missions « conjoncturelles », avec l’accompagnement de plans de retournements ou de rachats, centrés sur la performance économique à court et moyen terme. Les fonds fuient le retail, les prix baissent : il y a de superbes opportunités à saisir !
- Des missions sur des transformations plus profondes du business model.
Ce dernier cas mérite un commentaire. Ceux qui nous sollicitent ainsi sont bien portants, avec assez d’eau sous la quille pour penser moyen-long terme. Ils estiment que l’effort « normal » d’amélioration permanente de leur modèle ne suffira pas, que la transition digitale bouscule les équilibres sur leur marché.
Dans ces missions passionnantes, il ne s’agit pas de faire des sauts créatifs ou de rêver le retail d’après-demain – mais de penser et conduire une transformation rapide vers un modèle rentable, en assumant une certaine « radicalité ». Trois exemples de questions récurrentes :
- Rentabilité de l’omnicanalité : si le poids du e-commerce (ou du DTC pour les marques) dans votre CA passe à 30% en trois ans, quel impact sur votre rentabilité ? Si c’est plus un problème qu’une bonne nouvelle, alors il est temps d’adresser la question ! Il faut arrêter de subir la transformation omnicanale, et en faire une ambition créatrice de valeur.
- Nombre et format des magasins : avez-vous encore besoin d’autant de mètres carrés ? Comment faire de votre maillage un atout et non un facteur de coûts fixes ? Faut-il moins de magasins plus attractifs, ou abaisser le point mort via des concepts compacts moins chers à opérer ?
- Entre l’importance cruciale de l’humain (dimension humaine de l’expérience clients, management) et les gains économiques massifs de l’automatisation / robotisation, comment trouver le meilleur chemin ?
La profondeur des transformations oblige à réallouer capex et opex. La règle étant toujours la même : être aussi efficient sur les coûts de fonctionnement qu’ambitieux sur les investissements de transformation !

